P2R Franco-Indien

R & D en fibres spéciales et composants


L’éclatement de la bulle technologique en 2001, si elle a freiné considérablement l’intérêt des investisseurs pour les réseaux de télécommunications optiques longue distance et sous-marins, a donné un essor accru au développement des réseaux métros, ces derniers retenant maintenant une attention particulière auprès des opérateurs. Les réseaux dits métros ont une longueur d’environ 200km et se situent donc entre les réseaux dits locaux et les réseaux longues distances. Dans les grandes agglomérations l’usage de plus en plus important d’Internet et la demande croissante des services (ESCON, Gigabit Ethernet, FDDI, Vidéo Numérique …) va imposer de repenser les réseaux en termes de débit et de flexibilité : ils doivent devenir évolutifs et reconfigurables pour s’adapter aux nouvelles applications. Les réseaux de demain ne seront plus un simple moyen de transport de l’information, mais un véritable système de distribution. Afin d’offrir aux fournisseurs d’accès la possibilité d’accroître la capacité des réseaux, demandée par les utilisateurs, les futurs réseaux devront impérativement répondre aux besoins suivants :

  • Bas coût
  • Très haut degré de reconfiguration permettant de s’adapter très rapidement et efficacement à de nouvelles demandes, non envisagées aujourd’hui
  • Flexibilité autorisant la propagation de différents types de signaux et acceptant la connexion de nombreux types d’équipements : téléphones, ancien appareillages, SONET/SDH, ATM et IP.

Pour répondre à ce cahier des charges, la technologie de multiplexage en longueur d’onde (DWDM) sera incontournable pour permettre l’augmentation de débit des réseaux existants ainsi que des nouveaux câbles optiques, intégrant les fibres optiques de dernière génération ( NZDSF, microstructurée air – silice ). Tout système DWDM standard utilise des amplificateurs à fibres dopées erbium (EDFA) pour l’amplification optique des différentes longueurs d’onde soit dans les bandes C (1530-1565 nm), soit dans la bande L (1570-1610 nm). La non-uniformité de la courbe de gain des amplificateurs entraîne une forte perturbation dans les systèmes DWDM sur le rapport signal/bruit des différents canaux : pour pallier ce problème, des filtres aplatisseurs de gain sont utilisés (acousto-optiques, fibres à réseaux de Bragg, réseaux longue période,…) mais augmentent considérablement le coût de l’étage amplificateur. Si ce surcoût est toléré sur les réseaux longues distances, il est prohibitif pour les réseaux métros. La conception et la réalisation de nouveaux amplificateurs fibrés incluant dans la même structure les fonctions de gain et de filtre est donc très demandée et permettront de réaliser à faible coût des réseaux supportant de forts débits grâce à la technique DWDM.

Trois voies seront explorées pour atteindre cet objectif :

  • Conception et développement d’une fibre optique amplificatrice à profil d’indice radial spécifique entraînant un gain intrinsèquement plat dans la bande C (1530  1565 nm), puis dans la bande L (1570-1610 nm).
  • Conception et développement d’une fibre optique amplificatrice à profil et dopage spécifique à gain plat dans la bande C+ (1530 nm – >1570 nm)
  • Conception et développement d’une fibre optique amplificatrice microstructurée à gain plat dans les bandes C, C+ et L.

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